Un peu de France en Norvège - Épisode 2

Le 19 février 2026

Je reviens tout juste d'Oslo et j'y ai passé du bon temps. Il faisait -10°, la peau de mes mains a explosé à cause du froid mais j'en garde tout de même un bon souvenir. Il y a des musées, plusieurs magasins, des bars et des salles de concert, c'est super mais je suis content de retrouver le calme de Vevelstad. Qui dit capitale dit aussi plus d'expatriés, et j'ai donc pu trouver quelques traces françaises.

Tout a commencé lorsque je me suis rendu à l'ambassade. Non, je n'ai pas été rapatrié d'urgence, il fallait juste que je valide ma demande de procuration pour les prochaines élections municipales. J'étais un peu en avance et j'avais envie d'attendre au chaud, je suis donc allé dans le café le plus proche. La serveuse était française et ils vendaient des baguettes. Il y avait même Mona Lisa dans les toilettes. C'est pas de la grande poésie mais ça rime quand même.

Une reproduction de la Joconde
Y avait même pas d'attente pour la voir.

Par nostalgie, j'ai commencé à boulotter ma baguette dans le tramway. Tout le monde me regardait de travers mais je n'en avais que faire (je suis à deux doigts de tout écrire en alexandrins).

Une photo d'une baguette de pain
J'ai fait l'influenceur sur Instagram, ma story a eu un franc succès.

Le lendemain, j'avais quelques heures devant moi, j'ai donc vagabondé dans les rues d'Oslo et ai trouvé par hasard une épicerie bien achalandée. Je n'en dis pas plus, les images se suffisent à elles-mêmes.

Un rayon fromage

Je suis donc sorti le sac alourdi d'un morceau de Comté et le porte-monnaie (beaucoup) plus léger. J'étais dans un état second, et je n'espérais qu'une chose : que le hasard ne mette pas sur ma route de nouveaux mets de l'Hexagone. Mais dans un supermarché tout à fait banal, je suis tombé sur cet étal de Langres. Qu'est-ce que ça faisait là ? Aucune idée. Est-ce que j'en ai acheté ? Bien évidemment. Est-ce qu'il a tenu plus d'une soirée ? Non.

Un étal de Langres
En plus c'était en promo.

Désolé, j'ai encore écrit un article sur le fromage. Je tâche d'écrire prochainement un billet touristiquement plus pertinent sur Oslo.


Du har en venn i meg

Le 15 février 2026

Je continue mon apprentissage du norvégien en chanson avec cette version polyglotte de la bande originale de Toy Story !


Le 12 février 2026

Pêle-mêle

Je suis actuellement en séminaire à Oslo, je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire. J'en profite donc pour vous partager ce pêle-mêle d'informations plus ou moins fascinantes !

Il fait froid

Pour la Norvège c'est pas un scoop. Mais bon deux semaines à -15° de ressenti ça fait grelotter. Dommage car le soleil revient et on s'approche de journées raisonnablement longues. Les pompes à chaleur tournent à plein régime. Celle de la salle de sport est cassée, donc c'est fermé. Le seul réparateur du village est absent, il est parti au chaud en Afrique du Sud.

Le choriste

N'est pas Jean-Baptiste Maunier qui veut. Encore moins quand il faut apprendre des chansons par cœur dans une langue étrangère. En effet, nous nous rendons à un regroupement de chorales la semaine prochaine, pour chanter le répertoire de Trygve Hoff, célèbre auteur-compositeur-interprète du nord de la Norvège. Il y a 20 chansons au programme, mais la cheffe de chœur a négocié pour que nous n'en ayons que 8 à apprendre par cœur. Ça reste un challenge. Ma botte secrète, c'est de chanter "mørketid" (la période sombre) quand j'oublie les paroles, c'est le mot le plus utilisé.

Take on me

Ma reprise de "Take on me" a été partagée sur le groupe Facebook du village. Bon c'est tellement petit que tout le monde me connaissait déjà avant ça, mais là je sens que j'ai franchi un cap. Mais maintenant j'ai la pression pour les prochaines chansons, je ne peux pas décevoir ce public.

Le charme de Vevelstad, c'est aussi et surtout le calme qui y règne. Il y a donc peu de scoops à partager, pas de sensationnalisme possible sur ce blog. Mais j'espère que vous y trouvez tout de même votre compte !


Mon volontariat en chiffres

Le 8 février 2026

Le temps passe, et j'ai déjà effectué la moitié de mon volontariat à Vevelstad. Les chiffres, ça en impose toujours alors voici un petit bilan.


On se retrouve dans 5 mois pour le bilan final.


Skiskyting

Le 5 février 2026

Quentin, c'est pas facile à dire pour un norvégien. Mais j'ai accepté de répondre à plusieurs prononciations telles que couennetine, conton, cantan et autres combinaisons improbables engendrées par l'absence de voyelles nasales dans les dialectes norvégiens.

Mais alors que j'étais tranquillement devant la télé en train de regarder le biathlon, je me suis aperçu que les commentateurs prononçaient quasiment parfaitement "Quentin Fillon-Maillet". Comme quoi être champion olympique ça aide les autres à prononcer votre prénom.

En Norvège on ne dit pas biathlon, mais "skiskyting" (à prononcer chichutinn'gue), ce qui veut dire ski et tir. En un sens c'est plus logique.

Quand on y pense, c'est assez intrigant d'imaginer l'origine de ce sport. Comment est-on passé de chasser l'élan à ski à tirer sur des cibles en acier ? Est-ce que quand on loupait l'élan, il fallait faire des tours de pénalité ?

Toujours est-il que je sui content qu'on ait inventé le biathlon, car jusqu'ici ça me permet de frimer au bureau le lundi matin. Parce que jusqu'à maintenant les françaises et français finissent quasiment toujours devant les norvégiennes et norvégiens. Alors certes ce n'est pas moi qui ai fait 12 kilomètres à ski et 20/20 au tir, mais je suis né dans le même pays que les vainqueurs alors c'est tout pareil.


Min første kjærlighet

Le 1er février 2026

Une chose est sûre : je dois au grand Jahn Teigen une grande part de mon vocabulaire norvégien.