Enquête d'action : au cœur de la tournée régionale inter-chorale

Le 19 avril 2026

Si vous êtes des lectrices et lecteurs assidus de ce blog, vous avez je pense compris que mon temps est à peu près réparti comme ceci depuis quelques semaines :


Un solide équilibre qui sera bouleversé dès lundi, au lendemain de la dernière date de la tournée inter-chorale "Trygve Hoff". Je vous propose un petit résumé à mi-chemin.

L'affiche d'une tournée d'une chorale
Y a pas mon nom en haut de l'affiche mais bon faut faire son trou petit-à-petit

Vendredi 10 avril, nous avons pris la route pour la dernière répétition, à la salle de concert de Sandnessjøen. À vrai dire nous avons plutôt pris la mer, nous n'avions pas de tour-bus mais en quelque sorte un "tour-ferry". Détail qui aura son importance deux jours plus tard.

Mon norvégien progresse pas mal, et je commence donc à comprendre de mieux en mieux ce qu'il se passe autour de moi. Fini le temps où j'étais comme un enfant de 6 ans à qui l'on montrait tout ce qu'il devait faire et qui avait pour préoccupations majeures ses devoirs de norvégien et son prochain repas. J'ai donc vite saisi que la télévision locale allait passer au milieu de la répétition pour qu'un court extrait soit diffusé en direct au journal local. Après quelques passages dans la presse régionale, je m'apprêtais donc à réaliser un objectif majeur : passer à la télé norvégienne.

Une image d'un journal télévisé montrant le chorale en pleine répétition
Cherchez l'intrus (entouré en rouge c'est plus facile)

Le samedi, l'excitation montait peu à peu, d'autant plus que nous apprîmes que le premier concert allait se jouer à guichets fermés, les 350 places de la salle de spectacle de Sandnessjøen s'étant vendues comme des petits pains (300 couronnes le petit pain tout de même). Je voulais documenter un peu les préparatifs mais je ne me voyais pas trop prendre 50 000 photos comme un influenceur pendant que nous répétions, je n'ai donc que cette photo floue et peu intéressante à vous offrir.

Une photo des préparatifs d'un concert, depuis la scène
Vous pouvez voir que j'ai pris la photo quand le chef avait le dos tourné pour pas me faire gronder

Le concert s'est déroulé à merveille, avec bien sûr quelques accrocs mineurs mais c'est le lot de chaque spectacle, et il est peu probable que le public s'en soit rendu compte. Le chef de chœur a senti que nous étions en symbiose avec ses directions, il s'est donc permis quelques libertés avec les mises en place quand il le sentait, ce qui a occasionné chez nous quelques grosses gouttes du sueur.

Une fois le concert fini et la pression retombée, nous avons passé une longue soirée au restaurant (et au bar) de l'hôtel. Nous nous sommes donc réveillés un peu dans le gaz le dimanche, pour prendre la route vers le ferry qui allait nous emmener à Vevelstad pour notre deuxième date.

Pour que vous puissiez vous représenter la logistique : il y a 70 choristes en voiture et un camion de matériel sur la "tournée" (j'adore écrire "tournée"). Et le ferry qui va à Vevelstad n'est pas si grand. La veille, nous avions donc rapidement compté les voitures, et le chef de chœur avait dit "ça passe" (en norvégien bien évidemment, mais je ne me rappelle plus des termes exacts). Au moment où toutes les voitures sont arrivées, le doute s'est installé dans la troupe. Tout le monde essayait de se convaincre que "ça passait" facile avec des calculs et des théories capillotractées.

Un meme d'une femme effectuant des calculs complexes
Comment faire rentrer 40 voitures dans un ferry qui ne semble pouvoir en embarquer que 25 ?

Évidemment ça passait pas, et évidemment la dernière voiture à embarquer était celle juste devant la nôtre. Ni une, ni deux, tous les passagers des voitures restées à quai ont sauté dans le ferry, abandonnant les conducteurs. Je trouvais ça un peu cavalier, mais bien que je comprenne de mieux en mieux le norvégien mes capacités d'expression restent limitées, j'ai donc suivi le mouvement sans prendre la défense des chauffeurs qui allaient devoir patienter. En réalité il y avait un autre ferry une heure et demie plus tard, ce qui était assez tôt pour les choristes, le camion de matériel et les musiciens ayant pu embarquer sur le premier ferry.

Malgré cette petite péripétie, le deuxième concert s'est lui aussi déroulé à merveille. C'était un peu sportif parce qu'il a fallu monter puis démonter toute la scène pour transformer le gymnase en salle de spectacle mais c'est ça le rock'n'roll. À l'heure où vous lisez cet article, je suis certainement en route pour la dernière date de la tournée, aux îles Vega. Sho meuste gau onne comme on dit.


Que faire à Oslo ? Épisode 2

Le 16 avril 2026

Comme je suis retourné à Oslo il y a trois semaines, je peux compléter le mini-guide touristique que j'avais écrit le 22 février.

Holmenkollen, le paradis du ski nordique

Si je suis retourné à Oslo, c'était avant tout pour y rejoindre des amis. Et la date n'était pas choisie au hasard, car c'était l'étape finale de la coupe du monde de biathlon.

Holmenkollen est un quartier d'Oslo situé sur une colline, et qui accueille chaque année le "Holmenkollen Ski Festival", où se succèdent toutes les disciplines du ski nordique. Le tremplin de saut à ski a été construit en 1892, et a été agrandi et rénové plusieurs fois depuis. Le site a accueilli les JO d'hiver en 1952. On peut voir le tremplin depuis le centre-ville. Vous pouvez même y monter en ascenseur, et du haut vous avez une vue splendide sur la ville et le stade de ski de fond.

Vue depuis le sommet du tremplin de saut à ski d'Holmenkollen
Faut pas avoir le vertige pour faire du saut à ski

Je conseille d'y aller pendant le festival de ski pour vivre l'expérience pleinement. Suédois, allemands, finlandais, tchèques et bien d'autres viennent en nombre pour encourager les athlètes. Bien évidemment, il y avait aussi de nombreux françaises et français, que vous retrouvez à coup sûr en majorité dans les files d'attentes des food trucks tant le repas est un moment important pour nous.

Nous avions des places pour les poursuites et les mass-start, mais les athlètes tricolores n'ont remporté aucune de ces épreuves. En revanche, Lou Jeanmonnot et Éric Perrot ont remporté les classements généraux et nous avons donc pu les voir sur la première marche du podium.

Une photo en course de Quentin Fillon-Maillet
Il y avait évidemment mon homonyme, un peu plus rapide que moi sur les skis. Allez Quentin Fillon-Maillet !

Visiter les îles environnantes

Les transports en commun en Norvège, c'est parfois surprenant, notamment à Oslo. Au réseau de trams, métros et bus s'ajoutent des bateaux vers les îles du fjord de la capitale. Le ticket est le même pour tous les moyens de transport, vous pouvez donc faire un petit tour de bateau à moindres frais.

En à peine 10 minutes, vous atteignez les îles, plus ou moins sauvages, d'Hovedøya, Lindøya, Bleikøya et Rambergøya. Idéal pour une marche paisible entre nature et "hytte" (cabanes) traditionnelles norvégiennes.

Photographie depuis une île à proximité d'Oslo
Un petit coin de nature à 10 minutes de la capitale

Soyez juste attentif aux horaires pour le trajet retour... Personne ne viendra vous chercher si vous manquez le dernier bateau, vous n'aurez plus qu'à dormir à la belle étoile ou demander l'hospitalité des locaux.

Mathallen, pour s'en mettre plein la panse

Dans le quartier "bohème" (bobo ?) de Grünnerløkka, vous trouverez le "Mathallen" (traduction littérale : "halle de repas"). Différentes échoppes cossues vous proposent des mets traditionnels venant de toute la planète (ou presque), idéal pour se régaler, et il y en a pour tous les goûts. Il y a même une boulangerie grançaise qui vend des délicieuses crêpes et viennoiseries. On ne peut pas faire plus authentiques, les propriétaires sont français ! Vous repartirez certainement du "Mathallen" un peu plus lourd. Enfin, je ne suis pas si sûr étant donné que ça coûte un bras, donc prévoyez un bon stock de couronnes. Le vendeur du bar à tapas espagnol s'est un peu moqué de moi quand je pensais repartir avec 4 petites tartines de betterave pour 7 euros alors que c'était le prix à l'unité.

Photo d'une vitrine au Mathallen d'Oslo
Vous pouvez évidemment assouvir vos envies de fromage au Mathallen

Il n'y aura pas d'autre guide touristique sur Oslo. D'une part parce que je n'y retournerai pas d'ici la fin de mon volontariat, d'autre part parce que ce n'est finalement pas si grand que ça, et on en fait aisément le tour en une semaine. Si vous prévoyez une longue escapade dans la capitale norvégienne, prévoyez quelques sorties hors de la ville, le train vous emmènera facilement dans les montagnes.


Kjære vind

Le 12 avril 2026

Hier a débutée la tournée régionale de la chorale. Je vous propose donc encore une fois une chanson composée et écrite par Trygve Hoff.


J'ai testé pour vous... le bateau de croisière

Le 9 avril 2026

Me voici de retour à Vevelstad après presque 3 semaines de vadrouille entre Oslo, Vinstra et Ålesund. Je vous raconte ça plus en détail dans les prochaines semaines, il faut que j'en garde sous la pédale pour tenir le rythme de 2 articles par semaine.

Pour rejoindre la capitale j'avais décidé d'éviter l'avion, après avoir brûlé pas mal de kérosène cette année. Certes, avec tout le pétrole que la Norvège extrait on peut presque considérer le voyage aérien comme un moyen de soutenir l'économie locale mais je ne me risquerai pas à cet argumentaire malhonnête. J'entamais donc mon voyage en bateau de croisière, de Brønnøysund à Trondheim.

Sans m'être trop renseigné, je pensais que le bateau était forcément moins polluant que l'avion. Quand j'ai vu le monstre arriver au port j'ai commencé à avoir quelques doutes. Je ne sais pas qui a commencé à mettre des immeubles sur l'eau mais c'est surréaliste. Jacuzzi, sauna, salle de sport, ascenseurs, restaurants, c'était gigantesque, et encore je crois qu'il y a plus grand.

La photo d'un bateau de croisière
Téma la taille du bateau

Une fois dans ma cabine je suis allé sur internet pour en avoir le cœur net, et mon intuition était bonne : l'avion aurait été plus écologique. Trop tard, j'ai donc profité de toutes les commodités. Je suis allé courir sur tapis roulant, avec le bateau qui tanguait c'était dangereux mais rigolo. Après une petite session sauna nous nous sommes arrêtés quelques heures à Rørvik. Il faisait nuit noire et la seule chose à voir était une église, en travaux et cachée par les échafaudages.

Comme je n'étais qu'un voyageur de port-à-port et pas un croisiériste, je n'avais pas le repas inclus. J'ai donc mangé sobrement, mais pour 350 couronnes tout de même au bar. Le café était par contre gratuit et à volonté, c'est toujours ça.

Ma cabine était petite mais confortable, j'espérais donc une bonne nuit de sommeil avant d'arriver à Trondheim. C'était sans compter sur la tempête qui a fait rage et a rendu la mer agitée. Tout valdinguait dans la cabine, je n'ai donc pas beaucoup dormi. J'eus néanmoins 6 heures de train le lendemain pour rattraper mon sommeil.

À mon arrivée à Oslo, j'ai découvert que l'on pouvait avoir le mal de terre. J'ai donc passé deux jours avec mon cerveau qui croyait être sur un bateau quand mes jambes reposaient sur la terre ferme.

Vous l'aurez donc compris, je ne recommande pas le bateau de croisière. Non seulement c'est cher et polluant, et si c'est pour tanguer pendant 2 jours encore le voyage il n'y a plus trop d'arguments en faveur de ce moyen de transport.


Playlist norvégienne - spéciale Trygve Hoff

Le 5 avril 2026

Je rentre demain à Vevelstad et le stress commence à monter... Samedi prochain c'est le début de la tournée de la chorale. Alors j'écoute en boucle les chansons de Trygve Hoff, l'auteur-compositeur dont nous allons interpréter les chansons, pour me préparer. Les chansons sont fantastiques donc il n'y a pas de raison que vous ne les écoutiez pas aussi. Voici une petite sélection.

Nocturne i Nord

Ça pourrait être l'hymne du nord de la Norvège, ça parle des hivers sombres de là-haut. Les derniers vers sont "Mørke e' en venn å ha, best blir kanskje høsten" qui peut se traduire "L'obscurité est une amie qu'il faut avoir, l'automne est peut-être la plus belle des saisons".

Snart gryr en dag

"Snart gryr en dag" ça veut dire : "Bientôt le jour se lèvera". Du reste je ne comprends que des bribes parce que c'est du vieux dialecte. Mais j'aime beaucoup cette ballade qui sera la chanson d'ouverture des concerts.

Sommardrøm

Trygve Hoff a écrit beaucoup de chansons sur les hivers sombres norvégiens, mais aussi cette ballade dont le titre est "Rêve d'été". Je tente de vous traduire le refrain "Sommardrøm, et bilde i ei minnebok, som gjør dæ så rik og øm" : "Rêve d'été, une photo dans un album de souvenirs, qui te rend si chère et tendre".


Anecdotes sur la Norvège

Le 2 avril 2026

Je suis en vadrouille depuis quelques semaines alors je n'ai pas trop le temps d'écrire ces temps-ci. Je sors donc de mon chapeau la carte "anecdotes" sur ce beau pays. À noter et mémoriser pour briller en société.


Je rentre bientôt à Vevelstad, je vous ferai un petit résumé de mon escapade !