J'ai testé pour vous... le bateau de croisière

Le 9 avril 2026

Me voici de retour à Vevelstad après presque 3 semaines de vadrouille entre Oslo, Vinstra et Ålesund. Je vous raconte ça plus en détail dans les prochaines semaines, il faut que j'en garde sous la pédale pour tenir le rythme de 2 articles par semaine.

Pour rejoindre la capitale j'avais décidé d'éviter l'avion, après avoir brûlé pas mal de kérosène cette année. Certes, avec tout le pétrole que la Norvège extrait on peut presque considérer le voyage aérien comme un moyen de soutenir l'économie locale mais je ne me risquerai pas à cet argumentaire malhonnête. J'entamais donc mon voyage en bateau de croisière, de Brønnøysund à Trondheim.

Sans m'être trop renseigné, je pensais que le bateau était forcément moins polluant que l'avion. Quand j'ai vu le monstre arriver au port j'ai commencé à avoir quelques doutes. Je ne sais pas qui a commencé à mettre des immeubles sur l'eau mais c'est surréaliste. Jacuzzi, sauna, salle de sport, ascenseurs, restaurants, c'était gigantesque, et encore je crois qu'il y a plus grand.

La photo d'un bateau de croisière
Téma la taille du bateau

Une fois dans ma cabine je suis allé sur internet pour en avoir le cœur net, et mon intuition était bonne : l'avion aurait été plus écologique. Trop tard, j'ai donc profité de toutes les commodités. Je suis allé courir sur tapis roulant, avec le bateau qui tanguait c'était dangereux mais rigolo. Après une petite session sauna nous nous sommes arrêtés quelques heures à Rørvik. Il faisait nuit noire et la seule chose à voir était une église, en travaux et cachée par les échafaudages.

Comme je n'étais qu'un voyageur de port-à-port et pas un croisiériste, je n'avais pas le repas inclus. J'ai donc mangé sobrement, mais pour 350 couronnes tout de même au bar. Le café était par contre gratuit et à volonté, c'est toujours ça.

Ma cabine était petite mais confortable, j'espérais donc une bonne nuit de sommeil avant d'arriver à Trondheim. C'était sans compter sur la tempête qui a fait rage et a rendu la mer agitée. Tout valdinguait dans la cabine, je n'ai donc pas beaucoup dormi. J'eus néanmoins 6 heures de train le lendemain pour rattraper mon sommeil.

À mon arrivée à Oslo, j'ai découvert que l'on pouvait avoir le mal de terre. J'ai donc passé deux jours avec mon cerveau qui croyait être sur un bateau quand mes jambes reposaient sur la terre ferme.

Vous l'aurez donc compris, je ne recommande pas le bateau de croisière. Non seulement c'est cher et polluant, et si c'est pour tanguer pendant 2 jours encore le voyage il n'y a plus trop d'arguments en faveur de ce moyen de transport.


Playlist norvégienne - spéciale Trygve Hoff

Le 5 avril 2026

Je rentre demain à Vevelstad et le stress commence à monter... Samedi prochain c'est le début de la tournée de la chorale. Alors j'écoute en boucle les chansons de Trygve Hoff, l'auteur-compositeur dont nous allons interpréter les chansons, pour me préparer. Les chansons sont fantastiques donc il n'y a pas de raison que vous ne les écoutiez pas aussi. Voici une petite sélection.

Nocturne i Nord

Ça pourrait être l'hymne du nord de la Norvège, ça parle des hivers sombres de là-haut. Les derniers vers sont "Mørke e' en venn å ha, best blir kanskje høsten" qui peut se traduire "L'obscurité est une amie qu'il faut avoir, l'automne est peut-être la plus belle des saisons".

Snart gryr en dag

"Snart gryr en dag" ça veut dire : "Bientôt le jour se lèvera". Du reste je ne comprends que des bribes parce que c'est du vieux dialecte. Mais j'aime beaucoup cette ballade qui sera la chanson d'ouverture des concerts.

Sommardrøm

Trygve Hoff a écrit beaucoup de chansons sur les hivers sombres norvégiens, mais aussi cette ballade dont le titre est "Rêve d'été". Je tente de vous traduire le refrain "Sommardrøm, et bilde i ei minnebok, som gjør dæ så rik og øm" : "Rêve d'été, une photo dans un album de souvenirs, qui te rend si chère et tendre".


Anecdotes sur la Norvège

Le 2 avril 2026

Je suis en vadrouille depuis quelques semaines alors je n'ai pas trop le temps d'écrire ces temps-ci. Je sors donc de mon chapeau la carte "anecdotes" sur ce beau pays. À noter et mémoriser pour briller en société.


Je rentre bientôt à Vevelstad, je vous ferai un petit résumé de mon escapade !