Mon volontariat en chiffres
Le 8 février 2026
Le temps passe, et j'ai déjà effectué la moitié de mon volontariat à Vevelstad. Les chiffres, ça en impose toujours alors voici un petit bilan.
- 486 : Mon score maximum au Yahtzee hebdomadaire avec les retraitées du village.
- 100% : Le pourcentage d'habitants qui savent qui je suis. Un étranger dans un village au fin fond de la Norvège, ça fait parler au café de la supérette.
- 0% : Le pourcentage d'habitants qui prononcent correctement mon prénom.
- 6 : Le nombre d'ascensions du Grønnlihumpen, qui offre un point de vue magnifique sur le village. Je ne m'en lasse pas.
- 43 : Le nombre d'articles sur ce blog.
- 8 : Le nombre de chansons norvégiennes que je dois apprendre par cœur pour la semaine prochaine, en vue d'un week-end "inter-chorales". Confiant.
- 12 : Le nombre d'avions dans lesquels je suis monté. C'est bien trop. La prochaine fois que je vais à Oslo, je testerai donc le bateau et le train.
- 23 : Le nombre de buts marqués au futsal.
- 4 : Le nombre de Brunøst terminés. C'est que j'aimerais presque ça à la longue.
- 97 : Le nombre de cachets de vitamine D que j'ai pris durant l'hiver.
- 0 : Le nombre d'orteils que j'ai perdu. Il ne fait pas si froid après tout.
On se retrouve dans 5 mois pour le bilan final.
Skiskyting
Le 5 février 2026
Quentin, c'est pas facile à dire pour un norvégien. Mais j'ai accepté de répondre à plusieurs prononciations telles que couennetine, conton, cantan et autres combinaisons improbables engendrées par l'absence de voyelles nasales dans les dialectes norvégiens.
Mais alors que j'étais tranquillement devant la télé en train de regarder le biathlon, je me suis aperçu que les commentateurs prononçaient quasiment parfaitement "Quentin Fillon-Maillet". Comme quoi être champion olympique ça aide les autres à prononcer votre prénom.
En Norvège on ne dit pas biathlon, mais "skiskyting" (à prononcer chichutinn'gue), ce qui veut dire ski et tir. En un sens c'est plus logique.
Quand on y pense, c'est assez intrigant d'imaginer l'origine de ce sport. Comment est-on passé de chasser l'élan à ski à tirer sur des cibles en acier ? Est-ce que quand on loupait l'élan, il fallait faire des tours de pénalité ?
Toujours est-il que je sui content qu'on ait inventé le biathlon, car jusqu'ici ça me permet de frimer au bureau le lundi matin. Parce que jusqu'à maintenant les françaises et français finissent quasiment toujours devant les norvégiennes et norvégiens. Alors certes ce n'est pas moi qui ai fait 12 kilomètres à ski et 20/20 au tir, mais je suis né dans le même pays que les vainqueurs alors c'est tout pareil.
Min første kjærlighet
Le 1er février 2026
Une chose est sûre : je dois au grand Jahn Teigen une grande part de mon vocabulaire norvégien.